Le jardin des Curiosités, le petit panorama méconnu de Lyon
Vous cherchez le jardin des curiosités à Lyon ? C’est un petit belvédère discret du 5e arrondissement, sur les hauteurs de Saint-Just, que l’on vient surtout découvrir pour sa VUE sur la ville, ses chaises-sculptures et son ambiance paisible. Je vous explique pourquoi ce lieu mérite le détour, comment il a été imaginé et comment y aller sans vous tromper.
Ce qu’il faut retenir
- Le jardin des curiosités offre l’un des plus beaux panoramas méconnus de Lyon.
- Il se trouve sur les hauteurs de Saint-Just, dans le 5e arrondissement, avec un accès par la place Abbé-Larue.
- Le lieu a été offert par Montréal à la ville de Lyon pour symboliser un lien fort entre les deux villes.
- Les six chaises-sculptures de Michel Goulet, les terrasses et le coin arboré donnent au jardin son style poétique.
- Le meilleur moment pour le découvrir reste souvent le beau temps, surtout au coucher du soleil.
Le jardin des Curiosités offre l’un des plus beaux panoramas méconnus de Lyon
Le jardin des curiosités offre, selon moi, un des points de vue les plus agréables de Lyon, parce qu’il combine hauteur, calme et panorama sans l’agitation des sites très connus. On n’est pas ici dans un grand parc à visiter pendant des heures, mais dans un BELVÉDÈRE discret, presque confidentiel, où l’on s’arrête pour regarder la ville respirer en dessous de soi.
Depuis ce petit jardin de Lyon, on embrasse une belle portion du sud de la ville. Par temps clair, la vue glisse sur les toits de Lyon, les reliefs, les masses urbaines et parfois des repères plus lointains. C’est précisément ce mélange qui rend l’endroit intéressant : on y lit la ville comme un paysage, avec ses lignes, ses volumes et ses contrastes.
| Atout | Ce que vous voyez | Pourquoi c’est fort |
| Le belvédère | Vue dégagée sur Lyon et ses toits | On profite d’un panorama simple à lire et très photogénique |
| Le format réduit | Environ 6 000 m² | Le lieu reste intime, donc plus paisible qu’un grand parc |
| L’ambiance | Calme, peu fréquentée, contemplative | On s’y pose vraiment, sans pression ni foule |
Je le dis franchement : si vous aimez les lieux où l’on prend le temps de regarder, le jardin des curiosités de Lyon coche presque toutes les cases. Ce n’est pas le plus spectaculaire par la taille, mais c’est justement sa force.
Le parc se cache sur les hauteurs de Saint-Just dans le 5e arrondissement
Le parc se cache dans le cinquième arrondissement de Lyon, sur les hauteurs de Saint-Just, à l’écart des grands flux touristiques. Cette position en hauteur change tout. Elle explique la vue, bien sûr, mais aussi le sentiment de retrait. On a vraiment l’impression d’être sur une petite terrasse urbaine suspendue au-dessus de la ville.
Le site est souvent associé à Fourvière et à Saint-Just, deux secteurs où Lyon prend de la hauteur et où le paysage urbain devient plus lisible. On comprend alors pourquoi ce petit jardin de proximité plaît autant : il propose une autre manière de découvrir la ville, plus lente, plus silencieuse, plus attentive.
Le jardin se situe aussi à l’extrémité de la place Abbé-Larue, ce qui le rend un peu caché pour les visiteurs qui ne connaissent pas le quartier. Et c’est tant mieux. Un lieu moins visible depuis la rue garde souvent une part de mystère, ce qui renforce son charme.
Si vous arrivez en pensant trouver un grand parc ouvert en grand sur la ville, vous serez surpris. Ici, tout est plus sobre, plus compact, presque à l’échelle d’un pocket park. C’est bien ce format de jardin de proximité qui crée l’effet “petit panorama secret”.
Le jardin a été offert par Montréal à Lyon pour symboliser un lien fort
Un bout de Montréal à Lyon ? Oui, et c’est ce qui rend ce lieu si intéressant. Le jardin des curiosités a été offert par la ville de Montréal à la ville de Lyon pour célébrer vingt ans de coopération et d’échanges entre les deux métropoles, avec une inauguration autour de l’an 2000.
Ce n’est donc pas seulement un jardin agréable : c’est aussi un geste diplomatique et culturel.
J’aime beaucoup cette idée d’aller-retour symbolique. D’un côté, Montréal offre à Lyon un espace vert baptisé jardin de Montréal, parfois appelé jardin du Belvédère ou jardin des curiosités. De l’autre, Lyon offre à son tour un jardin de Lyon à Montréal, place J.-Ernest-Laforce.
On est donc bien dans une logique d’échange ENTRE LES DEUX VILLES, et pas dans une simple décoration urbaine posée au hasard.
Le jardin a aussi été pensé comme un espace très contemporain, inspiré par les pocket parks de New York, c’est-à-dire ces petits jardins urbains qui misent sur la qualité de l’expérience plutôt que sur la surface. L’aménagement, conçu par une agence montréalaise d’architecture et de design urbain avec l’appui de Vlan Paysages, privilégie la contemplation, le rythme de la marche et les cadrages de vue.
Autrement dit, le jardin des Curiosités ne doit rien au hasard. Il raconte une relation culturelle, une manière de penser la ville et une envie de faire entrer un fragment de paysage poétique dans un tissu urbain dense.
Les six chaises-sculptures de Michel Goulet donnent au lieu son identité poétique
Les six chaises-sculptures de MICHEL GOULET sont, à mes yeux, l’âme du jardin. Sans elles, on aurait un beau belvédère. Avec elles, on a un lieu qui invite vraiment à découvrir et à ralentir. Ces assises sont scellées au sol, orientées différemment, et chacune ouvre une perspective particulière sur le parc ou sur Lyon.
Le choix de les disposer en plusieurs directions est malin, parce qu’il oblige à quitter l’idée d’une simple chaise pour s’asseoir. Ici, la chaise devient un objet de regard, presque un prétexte à la réflexion. Le sculpteur québécois joue sur la relation entre corps, ville et horizon, et cela donne au jardin des curiosités une identité très forte, presque littéraire.
Les inscriptions gravées sur ces chaises ajoutent encore à cette impression. Elles fonctionnent comme des fragments de pensée, des invitations à contempler l’espace autrement. L’une des plus connues évoque la vue depuis les hauteurs de Lyon et rappelle que regarder la ville peut déjà être une expérience en soi.
J’aime cette dimension-là : on n’est pas seulement dans un parc, mais dans un petit théâtre du regard.
Cette présence artistique fait aussi comprendre pourquoi le lieu dépasse le statut de simple jardin de Lyon. Il devient une rencontre entre paysage, art public et poésie urbaine. Et ça, franchement, c’est rare.
Les terrasses et le coin arboré composent une promenade agréable et paisible
Le jardin des curiosités de Lyon est bien organisé, même s’il semble discret au premier abord. La balade débute souvent par le portail et sa double grille, puis par une allée plantée qui guide naturellement le visiteur vers le belvédère. Ce parcours est simple, mais il est pensé pour préparer le regard : on monte, on ralentit, puis on découvre la vue.
J’apprécie particulièrement la manière dont les différents espaces s’enchaînent. On trouve des carrés thématiques, une terrasse à la surface rougeâtre qui rappelle les toits de Lyon, et une zone plus arborée, légèrement en pente, qui adoucit l’ensemble.
Ce contraste entre le minéral et le végétal rend la promenade très agréable, parce qu’on ne reste jamais dans une seule ambiance.
Dans un jardin de proximité, chaque mètre carré compte. Ici, tout est à l’échelle humaine, mais rien n’est pauvre pour autant. Le plan donne une vraie respiration, comme si le site avait été pensé pour faire tenir beaucoup d’intentions dans un petit périmètre.
C’est aussi ce qui explique que l’on parle parfois de jardin de Montréal ou de parc des curiosités : le lieu a une vraie personnalité.
Si vous aimez ce genre d’ambiance, je vous conseille aussi de parcourir la catégorie jardin de Maison Cosy. Et si vous voulez comprendre pourquoi un extérieur bien structuré change vraiment la perception d’un lieu, je détaille aussi cela dans mon article sur l’entretien des haies et des pelouses.
Le plus beau ici, ce n’est pas seulement la vue. C’est l’équilibre entre un belvédère ouvert, une zone arborée plus intime et une mise en scène urbaine très réussie.
L’accès par la place Abbé-Larue demande de gravir quelques marches
L’accès par la place Abbé-Larue demande un petit effort, et je trouve important de le dire clairement. Le jardin des curiosités est situé vers le 8 place de l’Abbé-Larue, mais l’entrée n’est pas spectaculaire depuis la rue. Il faut repérer le portail, parfois un peu discret, puis gravir quelques marches.
Rien d’insurmontable, mais mieux vaut le savoir avant de venir.
À pied
Depuis la place Bellecour, comptez environ une vingtaine de minutes de marche. C’est une jolie montée si vous aimez flâner dans Lyon, parce qu’elle permet de traverser une partie du Vieux Lyon et de sentir la ville changer de niveau. Je trouve même que cette approche est la plus agréable si vous avez un peu de temps.
En transport
Le bus C20, au départ de Bellecour, reste une solution simple avec l’arrêt St-Alexandre. Mais l’option la plus pittoresque reste le funiculaire direction Saint-Just. En quelques minutes, vous gagnez les hauteurs de Lyon, et il ne vous reste plus qu’à rejoindre le parc situé un peu plus bas.
En voiture
Si vous venez en voiture, sachez qu’un parking public permet de se garer au pied de l’entrée. C’est pratique, surtout si vous avez prévu un passage rapide ou un pique-nique. Mais comme dans beaucoup de secteurs centraux de Lyon, mieux vaut vérifier la disponibilité avant de compter dessus.
Je vous conseille aussi de venir avec de bonnes chaussures. Les marches sont courtes, certes, mais elles suffisent à rappeler que ce belvédère discret se mérite un peu. Et pour les personnes à mobilité réduite, l’accès peut être moins confortable qu’attendu.
Le jardin se découvre particulièrement bien par beau temps et au coucher du soleil
Le jardin des curiosités est ouvert surtout en journée, avec des horaires qui s’étendent souvent davantage de mai à septembre, parfois jusqu’à 22h selon les périodes. Ce détail compte vraiment, parce que la lumière change totalement l’expérience. Par beau temps, les reliefs sont plus nets, les toits ressortent mieux et la ville paraît plus ouverte.
Mais le moment que je préfère, c’est clairement le coucher du soleil. La lumière devient plus douce, plus dorée, parfois presque rougeâtre sur les surfaces urbaines. Les toits de Lyon prennent de la matière, les ombres s’allongent, et la perspective gagne en profondeur.
C’est le moment où le jardin révèle le mieux sa vocation contemplative.
Pour les photos, c’est aussi le meilleur créneau. La lumière rasante évite les contrastes trop durs et met mieux en valeur la vue sur la ville. Si vous aimez capturer une ambiance plutôt qu’un simple décor, c’est ici qu’il faut venir. Et je vous recommande d’arriver un peu avant la fin du jour pour avoir le temps de choisir votre point de vue.
Arriver 20 à 30 minutes avant le coucher du soleil, c’est souvent le bon timing. Vous profitez de la transition complète entre jour et soirée, ce qui donne au jardin des curiosités une atmosphère encore plus forte.
Ce belvédère discret mérite une halte pour admirer Lyon, prendre des photos ou pique-niquer
Au fond, ce belvédère discret mérite une halte, parce qu’il offre exactement ce qu’on attend d’un lieu de pause : une belle vue, du calme et une ambiance singulière. On peut y admirer Lyon, prendre quelques photos, s’asseoir un moment sur les chaises-sculptures ou improviser un pique-nique simple.
Rien d’extravagant, mais tout est juste.
Je le trouve particulièrement intéressant pour les visiteurs qui veulent sentir Lyon autrement. On n’est pas dans une visite “à cocher”, on est dans une expérience courte mais marquante. Le jardin des curiosités de Lyon fonctionne comme une parenthèse : on y monte, on observe, on respire, puis on redescend avec l’impression d’avoir vu la ville sous un angle plus intime.
- Venez léger, avec de l’eau et éventuellement une petite couverture pour vous asseoir.
- Privilégiez un jour clair si vous voulez profiter au maximum du panorama.
- Respectez le calme du lieu : sa force, c’est aussi son atmosphère paisible.
- Si vous êtes amateur de photos, préparez votre passage au moment de la lumière rasante.
Je vous dirais donc ceci : si vous aimez les lieux discrets, les panoramas urbains et les jardins qui racontent une histoire, le jardin des Curiosités est un incontournable. Il n’a pas la taille du parc de la Tête d’Or, mais il possède une présence plus rare, plus poétique, plus contemplative.
Et c’est souvent ce type d’endroit qu’on retient le plus longtemps.
